Après le point ramené de Lyon, l'OM et son milieu de terrain algérien, Karim Ziani, veulent s'imposer face à Nancy pour finir l'année en beauté devant leur public.
Comment abordez-vous ce match contre Nancy ?
C'est le dernier match de l'année à domicile. Il faut absolument gagner pour bonifier le bon point pris à Lyon. De plus, on aimerait gagner le dernier match de l'année à la maison devant notre public.
Comment jugez-vous le potentiel offensif actuel de Marseille ?
Il nous manque Mamadou Niang. C'est une grosse perte dans le secteur offensif. On n'a pas encore trouvé l'équilibre : soit on est très bien défensivement, soit on est très bien offensivement. Mais pour l'instant, ce qui compte c'est que l'on soit deuxième à trois points de Lyon. On est l'une des équipes en France qui produit le meilleur jeu mais on doit encore progresser. On a trouvé une stabilité et un bloc. C'est ce qui nous faisait défaut. Avant, on marquait deux buts mais on en prenait deux voire même trois. Aujourd'hui, on ne perd plus de match.
Sans Niang, est-ce beaucoup plus difficile ?
Nous n'avons pas de joueur avec le même profil. C'est le seul dans l'équipe donc c'est dur. On a d'autres joueurs avec d'autres qualités mais ce n'est pas facile notamment face à Lyon où nous avions un bloc devant nous.
Comment jouez-vous avec Bakari Koné ? Est-ce très différent par rapport à Mamadou Niang ?
Quand les deux sont là, c'est parfait car on a un joueur puissant et Baky qui joue dans les espaces. Les défenseurs ne savent plus comment faire alors que quand il n'y a que Baky, ils savent qu'il va jouer dans la profondeur. Ils reculent de dix mètres et c'est plus difficile pour nous de le trouver car il y a moins d'espace entre le gardien et le défenseur. Du coup, cela nous oblige à jouer dans les pieds, plus de joueurs décrochent et on a moins de profondeur.
Face à Nancy, vous risquez encore d'être face à un bloc...
Nancy vient chez nous avec pour objectif de nous battre donc cette équipe ne sera pas facile à man½uvrer. Elle traverse une mauvaise passe mais il y a, à un ou deux joueurs près, les mêmes joueurs que l'année dernière. Il faudra faire attention car c'est une équipe de qualité.
Comment contourner ce bloc ?
Il faudra que l'on produise notre jeu sans se préoccuper de l'adversaire mais en sachant qu'il est coriace. Si nous sommes dans un bon jour et que nous faisons de grandes choses, il n'y aura pas de grandes difficultés.
Nancy n'a pas les mêmes résultats que l'an passé. Comment l'expliquez-vous ?
L'an dernier, ils se basaient sur un gros bloc défensif et ils partaient vite en contre. Cette année, ils ont perdu Kim est était la rampe de lancement des contres. Et puis il faut commencer à jouer au football. Ca passe un an, ça passe deux ans mais pas trois. A un moment donné, il faut produire du jeu pour pouvoir rester en haut.
Le championnat s'est resserré en tête du classement, la lutte s'annonce délicate...On dit que le championnat s'est resserré mais personne n'est passé devant Lyon depuis le début de l'année. C'est ce cap-là qui sera le plus difficile à passer.
Quel regard portez-vous sur cette première moitié de saison ?
On a connu beaucoup de galères avec l'accident du car de supporters, Santos et le décès du frère d'Amine Erbate. On a vécu beaucoup de mauvaises choses mais sur le plan sportif, on a su rattraper les choses. Cela équilibre un peu même si les catastrophes que l'on a connues ne s'effaceront jamais. Sur le plan extra-sportif, on a eu un début de saison difficile.
Et sur un plan plus personnel ?
C'est le même qu'au niveau du groupe : c'est bien mais on peut faire encore plus